Avant de regarder ce qu’est l’agilité — son Manifeste, ses valeurs, ses frameworks — il faut savoir à quoi elle répond. Une pratique agile qu’on applique sans connaître son pourquoi devient un rituel, et un rituel qu’on ne comprend plus finit par être abandonné ou subi.

Ce chapitre part donc des raisons. Deux pages posent d’abord le décor : le contexte historique dans lequel l’agilité est née, et ce qui la sépare concrètement d’une conduite de projet traditionnelle.

The main goal of Agile is to provide business agility and customer satisfaction, and that is achieved via close collaboration, iterative development, short feedback loops, and technical excellence — Clean Agile: Back to Basics (section Ideology versus Methodology)

Les sept raisons

On veut devenir Agile car on veut :

  1. Pouvoir encaisser l’incertitude — accepter qu’on ne peut pas tout savoir au départ, et organiser le travail pour apprendre au lieu de deviner.
  2. Pouvoir encaisser le changement — cesser de traiter le changement comme un incident, et rendre son coût acceptable.
  3. Livrer un produit de haute qualité — parce que la qualité n’est pas ce qu’on sacrifie pour aller vite, c’est ce qui permet d’aller vite longtemps.
  4. Remettre l’humain au centre du processus — celui qui utilise le produit, et ceux qui le construisent.
  5. Rendre l’équipe propriétaire de son processus — sans quoi l’amélioration continue n’est qu’un mot.
  6. Engager le client pour produire le bon produit — construire avec lui plutôt que pour lui.
  7. Produire de la valeur — livrer beaucoup n’est pas livrer ce qui compte.

Ces raisons ne sont pas indépendantes : l’incertitude impose le changement, le changement exige la qualité, la qualité suppose une équipe qui maîtrise son processus, et rien de tout cela ne sert si le produit livré n’intéresse personne.

Note importante

Je vous invite dès à présent à lire la section Abandonner Agile car elle permet de comprendre réellement ce qu’il y a au cœur de Agile et comment aujourd’hui nous réalisons mal cette philosophie