Lorsqu’on lit attentivement les articles, on comprend rapidement que les auteurs n’ont rien contre la philosophie Agile initialement décrite mais contre leur application dans les organisations. Si l’état d’esprit Agile a échoué, c’est à cause de son succès. Dès que les équipes de développement Agile ont commencé à produire de bons résultats, les entreprises ont commencé à proposer des outils pour aider les autres à y parvenir. Les entreprises ont pu croire qu’Agile était un outil que l’on pouvait acheter, et les fournisseurs (e.g. vendeur de formation) étaient heureux d’en tirer profit.
The word ‘agile’ has been subverted to the point where it is effectively meaningless, and what passes for an agile community seems to be largely an arena for consultants and vendors to hawk services and products. Dave Thomas
Ces articles permettent également de faire un “Back to the basics” de la philosophie Agile :
- Comprendre les valeurs et les principes plus que les frameworks et pratiques
- En plus des pratiques organisationnelles il faut également des pratiques techniques (e.g. TDD, Architecture) => Software Craftsmanship
- Inspecter et adapter votre processus et savoir se détacher des “soi-disant” règles Agile (grâce à vos connaissances)
Jeter Agile ?
Agile a apporté une certaine discipline dans la réalisation de produit :
- l’ensemble des pratiques craft et l’excellence technique
- la notion d’itération et feedback
Après presque 30 ans d’existence on peut dire que ces pratiques sont ancrées dans les entreprises. Toute entreprise, toute équipe se revendique Agile. Néanmoins l’agilité est souvent cantonnée à l’équipe de développement.
La majorité des personnes comprennent les outils et les process autour de Agile mais peu sont capables d’influencer la culture d’entreprise. Or comme déjà souligné, sans un déclic sur la culture de l’organisation, l’entreprise ne deviendra jamais Agile.